Sainte Thaïs exerçait le plus vieux métier du monde dans l'Egypte du  IVe siècle. Elle était si belle que les hommes se battaient pour ses faveurs jusqu'au seuil de sa porte. La légende raconte qu'elle se convertit après avoir entendu un sermon de l'ermite Paphnuce, disciple de Saint Antoine, du monastère de Pispir. Elle alla alors brûler toutes les richesses que sa profession lui avait permis d'amasser, puis se retira dans un couvent où elle fit pénitence juqu'à sa mort trois ans plus tard. On la fête le 8 octobre

(j'ai fait une deuxième version de sainte Thaïs ici)

sainte Thaïs

J'avais à peine fini mon aquarelle que j'ai découvert chez mes grands parents le roman du même nom, Thaïs, d'Anatole France.

Je l'ai lu, attirée par jolie reliure en maroquin rouge autant que par la coïncidence. J'aurais pourtant du me doûter que, pour ne pas tomber dans le sucre d'orge de bonnes dames paroissiales ou l'emphase à la Chateaubriand, Anatole France allait modifier l'histoire à sa sauce. On se retrouve donc à la fin du livre (en très bref) avec une Thaïs qui meurt en sainte, sauvée par l'ermite, un ermite qui se damne, l'âme troublée à jamais par la beauté de la courtisane, et moi-même très mécontente contre l'auteur des licences graveleuses qu'il a prises avec la légende.