saint augustin de carthage      Ça m'a toujours fascinée qu'on connaisse aussi bien les replis d'âme d'un évêque du IVe siècle. Aussi bien, voir mieux, que le for intérieur de Napoléon ou de Dalida. En refermant le treizième et dernier livre des Confessions, j'ai la vague impression d'avoir été assise deux heures en face d'un contemporain tout vivant ; magie de l'autobiographie, qu'il a inventée ! La prochaine réédition des Confessions pourrait porter ce bandeau publicitaire: "Prenez un café avec un père de l'Église". Mais une table de café à trois convives, le lecteur, le saint, et Dieu, et où saint Augustin n'aurait d'yeux que pour le Troisième, et lui raconterait sa vie avec des débordements d'amour et de remord qui submergeraient à chaque instant son récit.

Boticelli l'a peint avant moi, bien mieux que moi; et dans l'effigie plus naïve et plus enfantine que j'ai peinte, j'ai gardé la composition et le manteau orange.

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